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par F1MOZ et F6HTJ   07/2000

 

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La réglementation en vigueur peut etre consultée ICI ===>

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Introduction.

Les balises de la HF au SHF, sont depuis bien longtemps un outil indispensable à l'étude de la propagation des ondes radio. Ces appareils transmettent automatiquement sur des fréquences connues des signaux télégraphiques (cw) et peuvent cacher des techniques allant d'un simple codeur aux logiques les plus complexes. Leur développement sur les différentes bandes du spectre amateur nécessite une coordination entre les différents pays et obéit à des règles bien précises qui doivent être scrupuleusement respectées afin de garantir un agencement parfait dans un système où opèrent plusieurs balises. Cet article a pour but de commenter et développer les recommandations IARU.

 

La Coordination.

La coordination pour l'Europe et l'Afrique (Région 1 pour la France) est actuellement indispensable lorsque les balises ont une fréquence inférieure à 146Mhz ou bien si leur PAR est supérieur à 10W . Cela permet au coordinateur IARU Balises (G3UUT) de prévenir les risques d'interférences et d'attribuer une fréquence précise à chaque balise. Pour les propositions d'autres balises ne remplissant pas ces conditions, le coordinateur national (F6HTJ) devra donner son agrément après consultation des pays limitrophes ou planification avec les balises existantes et l'intérêt général. Les recommandations de l'IARU seront toujours respectées sans que ces dernières dérogent à la réglementation en vigueur en France.

Lors de la prochaine réunion IARU, il sera demandé au manager IARU de statuer sur les plans de balises des bandes 5.7 Ghz et 10Ghz.Actuellement aucun plan n'a été défini.

 

Leur mode de transmission

L'ensemble des balises utilise en règle générale deux types de modulation. La télégraphie par manipulation de porteuse A1A et la télégraphie par déplacement de fréquence F1A .

Sur les bandes HF, l'A1A est le mode qui est usité du fait de l'espacement des balises. Nous relèverons le fait qu'il soit recommandé d'utiliser l'A1A sur le 50 Mhz du fait de l'étroitesse de la bande balise. Le mode F1A peut être employé dans cette bande avec un shift impératif de 250 Hz. Une synchronisation de l'ensemble des balises jusqu'a 50 Mhz est envisagée.

Au-delà de 52Mhz, le F1A est employé  avec une nouvelle norme dont la valeur est de 400Hz car la variation d'une porteuse de 850Hz occupait une plage trop importante au vu du nombre de balises. Ce déplacement en fréquence de 400Hz en dessous (space) de sa fréquence nominale (mark), apparaît comme de l'A1A au récepteur USB. La direction de la manipulation va du space vers la fréquence nominale.

 

Bande occupée et stabilité des fréquences.

Les balises dont les fréquences ont été soumises au coordinateur IARU, doivent fonctionner dans le segment balise du plan de bande correspondant et avoir une fréquence qui est un multiple des espacements de fréquence.

De 50Mhz à 145Mhz l'espacement est de 1Khz , de 2Khz jusqu'à 432Mhz et enfin de 5Khz à partir de 1.3Ghz. Les balises étant par définition des références, leur fréquence et stabilité doivent être très stables (balises suisses). La fréquence de la balise doit être connue avec une précision de 2.10-7. La stabilité relative de fréquence, compte tenu des progrès techniques actuels, devra être de 10-7. Il est impératif de respecter ces conditions sous peine de brouillage des autres balises adjacentes dont le champ serait plus faible.

Il est rappelé qu'aucune autre émission ne doit avoir lieu dans les bandes balises.

 

Contenu des messages

L'indicatif des balises françaises est du type F1X. ou F5X. parfois FX. pour les balises ayant un ancien indicatif (non reconnu par l'administration de tutelle) et est attribué par l'administration sur simple demande. Leurs messages en code Morse comportent obligatoirement l'indicatif puis, selon les balises, sa position, des informations relatives à son fonctionnement (altitude, P.A.R, direction d'antenne) et aux conditions locales intervenant sur la propagation radioélectrique. Une porteuse de 10 secondes minimum est normalement incluse dans son cycle afin de mesurer le signal dans les études de propagation. La longueur du message ne doit pas dépasser 30 secondes. La totalité du cycle doit être inférieure à 60 secondes. La vitesse de manipulation se situe aux environs de 12 mots/minute.

 

Fonctionnement

Le fonctionnement d'une balise est continu (24/24). Sa puissance apparente rayonnée ne pourra dépasser les 200W PAR. Les antennes pourront être en polarisation verticale ou horizontale dans les bandes inférieures à 30Mhz et uniquement en polarisation horizontale pour les bandes supérieures à 30Mhz. Elle peut commuter son niveau de puissance et ses antennes directives au fur et à mesure des cycles. Ce type de balise doit être déclaré auprès du responsable IARU.

Les responsables des balises sont invités à s'assurer que les niveaux non essentiels (-70db), que la pureté de la note (claquements ou autres) et que le bruit de phase soient convenables afin d'éviter des interférences avec d'autres utilisateurs. Les filtres sont impératifs!

 

Les statuts

Les caractéristiques et le statut des balises doivent être communiqués au coordinateur national (F6HTJ). Les responsables des balises enverront, au moins une fois l'an ou lorsque les caractéristiques techniques changent, les informations nécessaires  afin d'assurer une mise a jour qui sera diffusée et envoyée au coordinateur IARU Balises (G3UUT) par le coordinateur national. Tout arrêt d'une période supérieure à un mois doit être signalé au coordinateur national. Les fréquences des balises, dont la période d'arrêt ou de mise en service est supérieure à un an sans en avoir fait la déclaration au coordinateur national, pourront être redistribuées.

 

Autorisation

Actuellement les balises sont soumises à une déclaration de son responsable auprès de l'administration de tutelle (ART). L'administration attribuera un indicatif officiel. La documentation nécessaire est consultable sur le site de l’ART (http://www.art_telecom.fr/). Cet indicatif ne sera pas un passe droit. Dans les bandes de fréquence où les balises ont une catégorie de service secondaire, les autorisations peuvent être modifiées ou suspendues si le fonctionnement n'est pas compatible avec d'autres installations radioélectriques. Il est à constater que les utilisateurs primaires des bandes considérées doivent être informés de la présence des utilisateurs secondaires. Plusieurs documents imposants traitent, département par département, site après site, des utilisateurs primaires à consulter. Le responsable des relations techniques avec l'administration (F5RPQ) pourra le cas échéant, obtenir les documentations à jour adaptées au cas par cas. Il va de soi que, dans la plu part des cas, des compromis techniques (P.A.R, antenne directive) peuvent être trouvés. En cas de brouillage dûment constaté et dans une mesure conservatoire, il est demandé de faire cesser les émissions de la balise.

 

Création d'une balise.

Comme vous avez  pu le lire, la réglementation est un facteur important dans l'élaboration d’une balise. Le chemin de croix du responsable de la balise continue. Il faut y ajouter les problèmes techniques inhérents à la construction même de la balise. Son coût  va être donc lié à la qualité technique de la réalisation. Sa consommation électrique, son entretien, son hébergement, l'assurance sont des facteurs à prendre en considération lors de l'établissement du cahier des charges (à partir de 2500 francs). Le contrôle et la conformité des installations sont à la charge du responsable de la balise. La réalisation et la maintenance sont recommandées dans le cadre d'un radio club, association départementale, etc...

L'objectif de couverture à atteindre en France fait l'objet du tableau en annexe A. Ce tableau définit par bande les régions ou départements dans lesquels peuvent être encore installées des balises. Le développement anarchique est à proscrire car le double emploi dans un même secteur géographique ne sert à rien.  Avant l'établissement d'un projet, tout futur responsable se doit d'informer le coordinateur national conformément aux recommandations IARU. Chaque projet sera étudié afin d'établir une répartition homogène par bande ainsi que l'antériorité de l'implantation, l'objectif de couverture et de contrôler les choix techniques du dossier de demande. Cette étude est faite sur les documents à fournir suivants:

1) Autorisation de l'autorité coordinatrice s'il existe un centre radioélectrique de première catégorie à moins de 1000 mètres.

2) Carte au 1/25000 avec repère du site ou données GPS

3) Carte au 1/500000 ou 1/1000000 avec repère du site

4) Synoptique de l'émetteur

5) Synoptique de la logique principe de fonctionnement

6) Diagramme de rayonnement de l'antenne

7) Attestation d'assurance couvrant la responsabilité civile et les dégâts matériels  (facultatif).

8) Autorisation du propriétaire du site établie au nom du responsable de la balise (facultatif).

 

Des balises pourront fonctionner en mode particulier tel que : Télévision Amateur , Télévision  à balayage lent , Fac-similé.

La Commission appliquera les normes générales, adaptées aux balises fonctionnant en mode particulier

 

Références bibliographiques

Compte-rendu Comité C5 VHF/UHF/SHF Tel Aviv 1996

Compte-rendu Comité C5 VHF/UHF/SHF Lillehammer 1999

  

F1MOZ

ANNEXE A

 

  

 Consultez la réglementation en vigueur de notre administration de tutelle  l'ART.

 

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